La Peurrie (ou La Pourrie, de « Peût riot » : petit ruisseau, en bourguignon), Saint-Victor-sur-Ouche (Côte-d’Or). Maison sauvage d’Henri Vincenot et des siens.
Cliquer sur l’image pour accéder au reportage. Tombes de Henri Vincenot, Andrée Baroin (épouse Vincenot), François Vincenot et stèle à la mémoire de Jean-Pierre Vincenot, dans le jardin de La Peurrie.
Forêt de Saint-Victor-sur-Ouche, combe Rainbœuf, La Peurrie, Henri Vincenot, Andrée Baroin (épouse Vincenot), François Vincenot, Jean-Pierre Vincenot, Denis Vincenot, Claudine Vincenot…
« Je marche sur l’herbe gelée, silencieusement, et j’écoute… […] La nature est pour moi une éternelle et grandiose comédie à laquelle je veux assister infiniment. Et je me suis promis d’épuiser jusqu’à la dernière gouttes, les joies de cette contemplation. […] L’aventure, elle est, pour celui qui sait l’apprécier, dans le risque quotidien de la vie humble et laborieuse ; elle est dans la possibilité qui est donnée à chacun de créer, à la force du poignet, le milieu de prédilection dans lequel il peut s’épanouir d’une façon optimale ; elle est dans la recherche permanente de la minute rare qui, comme une perle, gît dans la coquille de chaque journée ; elle est même dans les émotions imprévues, parfois minuscules, d’une promenade le long d’un ruisseau. […] Le régal, c’est de contempler un couple de rats en chasse ou en rut, ou bien une bataille, fugitive et discrète, entre deux renards. La fourrure ne me tente plus lorsque j’ai le bonheur de voir le jeu d’un renardeau cherchant des souris sous la neige. […] L’ennui, c’est le froid de l’esprit. Froid intense et paralysant qui décourage les petites gens et les amène à renoncer délibérément aux joies de la solitude et de la vie recluse. »
Henri Vincenot, Prélude à l’aventure (récit de 1941), Paris, Anne Carrière, 2012, puis Livre de Poche, 2013.

